Ian Halperin présente son film.
-- NEW YORK --"
Gone too soon", le film attendu du controversé auteur et cinéaste Ian Halperin sur Michael Jackson, a été présenté hier soir dans un club privé de New York. Au détriment de grandes révélations-chocs, l’oeuvre se veut un portrait positif de la star et une reconstitution bien étoffée de ses dernières années.
Le film de 88 minutes sera présenté à la télévision dans plus de 50 pays le 25 juin prochain, jour du premier anniversaire du décès du roi de la pop. Pourquoi pas en salles ? «
Parce que je voulais qu’il soit diffusé le jour de sa mort et partout dans le monde », explique Ian, qui dit pourtant avoir reçu des offres généreuses de producteurs tels qu’Harvey Weinstein.
Halperin promet depuis longtemps de révéler des faits inconnus dans ce film. Ce n’est pas réellement le cas. Ce qui fait la force du documentaire, c’est qu’il démêle et éclaire le brouhaha qu’ont été les dernières années de la star. Il reconstitue les événements minute par minute grâce à des images d’archives. Il nous amène même dans l’ambulance qui a transporté Jackson à l’hôpital ce jour-là.
De nombreux témoins
Il a aussi réussi à interviewer un nombre impressionnant de témoins et de membres de l’entourage de Jackson. Ils y passent tous. Que ce soit son gérant Frank DiLeo, qui se vide le coeur par rapport à la famille Jackson, ou l’avocat de la famille Brian Oxman. Il parle aussi à son majordome, à Travis Payne le chorégraphe de This is it et à sa guide spirituelle, June Gatlin. La femme plutôt excentrique nous ouvre les pages de journaux intimes que Jackson lui a écrits. Elle confie à la caméra que Michael lui a révélé sa vraie voix, qui était beaucoup plus basse que celle que l’on connaissait.
Halperin pousse même l’exercice jusqu’à se faire passer pour un instructeur de canot gai canadien pour recevoir un entraînement de Lou Ferrigno. Le même entraînement auquel s’était soumis Jackson pour sa tournée
This is it. C’est le passage le plus drôle du film. Difficile d’imaginer par contre que Ferrigno n’était pas au courant.
Extraits inédits
Ce qui ajoute au film, ce sont aussi des enregistrements audio jamais entendus auxquels il a eu accès. On ne sait pas comment par contre. On entend Jackson parler de l’enfance, de sa peur de la mort et de la traîtrise de ses proches. «
Mais ça ne m’arrivera jamais », dit-il.
On l’entend aussi maudire la compagnie Pepsi. Son crâne s’était enflammé durant le tournage d’un commercial en 1984. «
Je ne peux pas supporter Pepsi, j’ai détesté faire cette pub stupide ». C’est cet accident qui aurait mené à sa dépendance aux médicaments.
Halperin a accumulé plus de 300 heures de matériel qui se retrouveront en partie sur un DVD lancé à l’automne. Le film reprend le matériel de son livre paru en 2009 Michael Jackson : les dernières années. Le livre s’est retrouvé nº 1 sur la liste des « bestsellers » du New York Times. Il révélait entre autres dans cet ouvrage que Jackson était gay.
Boycottage
La première a eu lieu au National Arts Club près de Gramercy Park, un club privé pour amateurs d’art fréquenté par plusieurs vedettes. Des journalistes du New York Post, de de l’émission 20/20 d’ABC, du Brésil et de l’Europe étaient présents.
Ian Halperin, qui n’en est pas à sa première controverse, est conscient que plusieurs groupes et blogs appellent au boycottage de son film.
«
C’est OK, c’est ça la liberté d’expression, a-t-il répondu avant la projection. Ces gens n’ont pas lu mon livre », a-t-il confié avant la projection.
Sources : Canoe / MJJProcessor.com